La recherche se fait entièrement dans votre navigateur : ce que vous tapez n'est envoyé nulle part et n'est pas enregistré. Liste relevée le 05/10/2026 sur le jeu de données publié par l'Autorité des marchés financiers sur data.gouv.fr en licence Ouverte 2.0, mise à jour quotidienne, dernière inscription au 28/09/2026. Une absence de résultat n'est pas une autorisation. Cette liste ne peut pas être exhaustive et l'AMF l'écrit : de nouveaux acteurs non autorisés apparaissent en permanence.
L'Autorité des marchés financiers publie sa liste, elle n'en publie pas l'analyse. Nous l'avons donc faite. Les chiffres ci-dessous sont calculés sur le jeu de données lui-même, relevé le 06/09/2026 : 3 410 entités, dernière inscription le 17/08/2026.
| Ce que l'entité proposait | Entités | Part |
|---|---|---|
| Usurpation d'identité, toutes formes | 1 548 | 45,4 % |
| Forex | 482 | 14,1 % |
| Crypto-actifs et produits dérivés | 530 | 15,5 % |
| Options binaires | 332 | 9,7 % |
| Biens divers, 23 sous-catégories | 426 | 12,5 % |
| Financement participatif | 24 | 0,7 % |
Le total dépasse 3 410 parce qu'une entité peut relever de plusieurs catégories à la fois, par exemple un site de Forex qui usurpe en plus l'identité d'un acteur régulé.
Près d'une entité sur deux de la liste noire, 45,4 %, usurpe l'identité de quelqu'un. C'est le fait le plus important du jeu de données, et c'est celui qui change la manière de se protéger.
L'image d'Épinal de l'arnaque financière est le site inconnu qui promet 15 % par mois. La réalité de la liste est autre : dans la majorité des cas, l'escroc se fait passer pour un acteur que vous connaissez. Il reprend le nom d'une banque, d'un assureur, d'une société de gestion agréée, parfois à une lettre près dans le nom de domaine.
Plus frappant encore : 168 entités usurpent l'identité de l'Autorité des marchés financiers elle-même, en se présentant comme le régulateur pour vous réclamer des frais de déblocage ou une régularisation.
Aucun régulateur ne vous demandera jamais de verser de l'argent pour débloquer des fonds, ni ne vous appellera pour vous proposer un placement. L'AMF ne fait ni l'un ni l'autre. Un message qui se réclame de l'AMF et vous demande un virement est une arnaque, sans exception.
Ce que ça implique pour vous : vérifier le nom de la société ne suffit plus, puisque le nom est justement volé à un acteur réel. Il faut vérifier le canal : l'adresse exacte du site, le numéro d'appel, l'IBAN de destination. Un vrai établissement ne change pas d'IBAN par courriel et ne vous demande pas de virer sur un compte à l'étranger.
| Année | Entités inscrites |
|---|---|
| 2017 | 117 |
| 2018 | 171 |
| 2019 | 206 |
| 2020 | 262 |
| 2021 | 421 |
| 2022 | 321 |
| 2023 | 328 |
| 2024 | 434 |
| 2025 | 404 |
| 2026, à la mi-août | 283 |
Le rythme a changé de nature autour de 2020. Sur les cinq dernières années complètes, l'AMF inscrit entre 321 et 434 entités par an, contre moins de deux cents avant 2019. Sur les douze derniers mois, 448 entités ont été ajoutées, soit plus d'une par jour.
Cette accélération n'est pas seulement le signe d'une multiplication des arnaques : c'est aussi celui d'une détection plus rapide. Mais elle porte une conséquence directe pour qui consulte la liste, et c'est la section suivante.
C'est la partie que peu de sites écrivent, et c'est la plus importante.
Une absence n'est pas une autorisation. Plus d'une entité par jour est ajoutée, ce qui veut dire qu'à tout instant des acteurs démarchent sans figurer encore sur la liste. Un site absent aujourd'hui peut y entrer demain. L'AMF l'écrit elle-même : ces listes ne peuvent pas être exhaustives.
Le délai est le problème. Entre le début d'un démarchage et l'inscription, il s'écoule des semaines ou des mois, le temps que des victimes signalent et que l'AMF instruise. Vous consultez donc une photographie du passé pour vous protéger d'un risque présent.
La liste ne couvre pas tout le champ financier. L'AMF est compétente sur les placements et les marchés. Pour les produits bancaires, les crédits, les moyens de paiement et l'assurance, la liste équivalente est tenue par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, et publiée sur ABE Info Service. Un site de faux livrets bancaires peut donc être absent de la liste de l'AMF sans être pour autant autorisé.
Une inscription ne dit rien de la récupération des fonds. Figurer sur la liste noire signifie que l'acteur n'est pas autorisé, pas qu'une procédure est en cours ni que votre argent est récupérable.
1. Cherchez dans la liste noire, avec l'outil ci-dessus. Une correspondance est un signal d'arrêt immédiat.
2. Si rien ne sort, vérifiez l'agrément, ce qui est la démarche positive et la seule qui conclue vraiment. Un acteur autorisé figure dans les registres officiels, et c'est là qu'il faut le trouver, pas dans l'absence d'une liste noire.
3. Vérifiez le canal, pas seulement le nom. L'adresse exacte du site, caractère par caractère. Le domaine du courriel. L'IBAN de destination et le pays qui lui correspond. C'est là que l'usurpation se voit, et l'usurpation représente 45,4 % de la liste.
4. Appliquez la règle des signaux. Un rendement élevé présenté comme sans risque, une décision à prendre vite, un interlocuteur que vous n'avez pas sollicité, un virement vers l'étranger. Ces quatre signaux réunis suffisent, sans aucune vérification supplémentaire.
Le jeu « Listes noires des entités non autorisées à proposer des produits ou services financiers en France » est publié par l'Autorité des marchés financiers sur data.gouv.fr, sous licence Ouverte 2.0, avec une fréquence de mise à jour quotidienne. Il contient trois colonnes : le nom de l'entité, sa catégorie, et sa date d'inscription.
Nous le relevons tel quel, sans y ajouter ni en retirer une ligne, et nous affichons la date de notre relevé sur l'outil. Notre construction refuse de publier une liste vieille de plus de trente jours : sur ce sujet, une donnée périmée ferait plus de mal que pas de donnée du tout.
Cette page ne comporte aucun lien rémunéré, et l'outil ne collecte rien.
L'absence d'un nom sur cette liste ne vaut pas agrément : la liste recense ce que l'AMF a déjà signalé, pas ce qui n'a pas encore été signalé. Le vrai réflexe porte sur la façon dont votre interlocuteur est payé, et nous l'avons détaillée dans notre page sur le courtier en assurance-vie, où le relevé de cette même liste montre que 919 entités sur 3 410 portent un nom de métier financier. Pour voir à quoi ressemble un acteur dont les frais sont réellement publics, notre analyse de Linxea démonte les quatre contrats et les quatre assureurs qui sont derrière.