Compte à terme

BoursoBank rémunère son compte à terme 2,30 % brut sur six mois et 2,40 % brut sur douze mois, relevé le 7 septembre 2026 sur sa propre documentation. Versement minimum de 5 000 €, sans plafond, jusqu'à six comptes, aucun frais d'ouverture, de gestion ni de clôture.
Ces deux taux sont publics, ce qui est déjà rare : la Caisse d'Épargne, elle, n'en publie aucun. Mais une fois l'impôt retiré, le compte à terme BoursoBank rapporte moins qu'un Livret A tant que vous restez sous le plafond de celui-ci. Voici le calcul.
| Durée | Taux annuel brut | Ce qui reste après impôt |
|---|---|---|
| 6 mois, 180 jours | 2,30 % | 1,58 % |
| 12 mois, 360 jours | 2,40 % | 1,65 % |
Relevé le 7 septembre 2026 sur la documentation de BoursoBank. Le net applique le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026.
Méfiez-vous des comparatifs sur ce produit. L'un des plus visibles, mis à jour le 24 juillet 2026, annonce « entre 1,8 % et 1,9 % brut », soit un demi-point sous les taux publiés par la banque. Un taux de compte à terme change plusieurs fois par an : vérifiez toujours la date du relevé, et remontez à la source quand elle n'est pas indiquée.
Un compte à terme est imposé, un Livret A ne l'est pas. La comparaison ne se fait donc pas entre 2,40 % et 1,70 %, mais entre 1,65 % et 1,70 %.
| Somme placée un an | Compte à terme à 2,40 % | Livret A à 1,70 % | Écart |
|---|---|---|---|
| 5 000 €, le minimum exigé | 82,32 € | 85,00 € | −2,68 € |
| 10 000 € | 164,64 € | 170,00 € | −5,36 € |
| 22 950 €, plafond du Livret A | 377,85 € | 390,15 € | −12,30 € |
| 50 000 € | 823,20 € | 390,15 € | +433,05 € |
La bascule ne vient pas du taux, elle vient du plafond. En dessous de 22 950 €, le Livret A gagne toujours : il rapporte davantage net et l'argent reste disponible. Au-delà, il sature, et le compte à terme n'a plus de concurrent garanti.
Le seuil pour battre un Livret A est de 2,48 % brut au prélèvement forfaitaire, puisque 1,70 ÷ 0,686 = 2,478. BoursoBank propose 2,40 %, soit huit centièmes de point en dessous. Vous pouvez refaire le calcul avec vos chiffres dans notre simulateur de compte à terme, qui gère aussi l'imposition au barème.
Ce seuil change si vous optez pour l'imposition au barème au lieu du prélèvement forfaitaire. Avec un taux marginal nul, il tombe à 2,09 % et le compte à terme BoursoBank repasse devant le Livret A. Avec un taux marginal de 11 %, le seuil est de 2,41 % et les deux produits se valent presque exactement. L'option se coche à la déclaration et porte sur l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers.
Source : Banque centrale européenne, statistiques MIR sur les taux appliqués par les banques françaises, série M.FR.B.L22.A.R.A.2250.EUR.N, secteur particuliers. Relevé par nos soins le 27/10/2026 sur data.ecb.europa.eu, sans transformation. Il s'agit d'une moyenne nationale : elle situe une offre, elle ne la remplace pas.
BoursoBank est six centièmes de point sous la moyenne française, 2,40 % contre 2,46 % en juillet 2026. L'offre n'est donc ni bonne ni mauvaise : elle est dans le marché, légèrement en dessous.
Ce que la courbe ajoute, et qui compte davantage : la moyenne est passée de 3,28 % en août 2024 à 2,01 % en septembre 2025 avant de remonter. Bloquer douze mois aujourd'hui, c'est parier que les taux ne remonteront pas d'ici là.
BoursoBank l'écrit noir sur blanc dans sa documentation : « Si vous retirez avant l'échéance, aucun intérêt n'est versé. »
Ce n'est pas une minoration du taux, comme sur beaucoup de contrats concurrents où une sortie anticipée fait retomber le rendement à celui d'un livret. C'est la perte de la totalité des intérêts. Sortir au onzième mois d'un contrat de douze revient à avoir prêté 5 000 € gratuitement pendant onze mois.
Le capital, lui, reste garanti : vous récupérez ce que vous avez versé, sans pénalité sur le principal.
Ne placez sur un compte à terme BoursoBank que des sommes dont vous êtes certain de ne pas avoir besoin avant l'échéance. Avec cette clause, la moindre dépense imprévue annule l'intégralité du rendement. Une épargne de précaution n'a rien à faire ici : elle a sa place sur un Livret A, qui rapporte davantage net et reste disponible.
La documentation de BoursoBank décrit le contrat de douze mois comme une durée de 360 jours, et non 365. Dans le même temps, sa page consacrée au calcul des intérêts publie la formule employée : montant du dépôt × taux nominal × nombre de jours ÷ 365.
Si les deux se combinent, 2,40 % appliqués sur 360 jours et rapportés à une année de 365 donnent 2,367 % effectifs, soit 1,62 % nets au lieu de 1,65 %. L'écart est petit, trois centièmes de point, mais il va toujours dans le même sens.
Nous n'avons pas pu faire confirmer ce point par la banque, et nous ne le présentons donc pas comme acquis. C'est une question à poser avant de signer : sur quelle base de jours les intérêts sont-ils calculés, et le taux annoncé est-il un taux nominal ou un taux actuariel. La réponse doit figurer aux conditions particulières.
Au-delà de 22 950 €, c'est-à-dire une fois le Livret A saturé, et pour une somme dont vous n'aurez pas besoin. C'est le cas d'usage principal, et il est réel : sur 50 000 €, le compte à terme rapporte 433 € de plus que ce que le Livret A peut absorber.
Si votre taux marginal d'imposition est nul ou faible, l'option pour le barème renverse la comparaison, y compris sur de petites sommes.
Pour bloquer un taux connu à l'avance, quand vous anticipez une baisse. C'est le seul argument qui n'a rien à voir avec la fiscalité, et il vaut ce que vaut votre anticipation.
Dans les autres cas, le Livret A fait mieux, et l'assurance-vie fait mieux encore sur un horizon long, à condition de choisir un contrat à frais réduits : l'écart entre contrats va de 0,50 % à plus de 3 % par an, comme le montre notre comparatif d'assurance-vie.
Le compte à terme n'est qu'une des solutions pour une épargne disponible sous trois ans ; toutes sont comparées en euros nets sur la page du placement à court terme.
Nous n'avons ouvert aucun compte à terme et nous n'en vendons aucun. Cette page ne comporte aucun lien rémunéré : le compte à terme n'a pas de programme d'affiliation qui vaille la peine d'être cité, et nous n'avons donc aucun intérêt à vous orienter dans un sens ou dans l'autre.
Trois relevés datés :
2,30 % brut sur six mois et 2,40 % brut sur douze mois, relevé le 7 septembre 2026 sur la documentation de BoursoBank. Après le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, il reste 1,58 % et 1,65 % nets. Attention aux comparatifs qui annoncent 1,80 % ou 1,90 % : ces chiffres sont périmés d'un demi-point.
Non, tant que vous restez sous le plafond du Livret A. Le compte à terme à 2,40 % laisse 1,65 % nets, contre 1,70 % nets pour un Livret A qui n'est pas imposé. Sur 10 000 € pendant un an, le Livret A rapporte 5,36 € de plus, et l'argent reste disponible. Au-delà de 22 950 €, le Livret A sature et le compte à terme reprend l'avantage.
5 000 €, sans plafond de versement. Aucun versement complémentaire n'est possible pendant la durée du contrat, mais vous pouvez ouvrir jusqu'à six comptes à terme, ce qui permet d'échelonner les échéances. Il n'y a aucun frais d'ouverture, de gestion ni de clôture.
Vous récupérez votre capital, mais aucun intérêt n'est versé. BoursoBank l'écrit explicitement, et c'est plus sévère que la plupart des contrats concurrents, qui se contentent de minorer le taux. Sortir au onzième mois d'un contrat de douze annule donc onze mois de rendement.
Les personnes physiques majeures uniquement, à condition de détenir un compte bancaire individuel chez BoursoBank. Une offre distincte, le compte à terme Business, existe pour les professionnels, et une autre, BoursoFirst, pour la banque privée, avec des maturités et des taux différents.
Sur votre Livret Bourso+ si vous en détenez un, sinon sur votre compte bancaire. C'est un détail qui a son importance : le Livret Bourso+ est lui-même rémunéré, et son taux dépend de l'offre que vous détenez.
Au prélèvement forfaitaire unique, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, donc 31,4 % au total en 2026. Les intérêts d'un compte à terme relèvent du cas général des revenus de placement, dont la contribution sociale généralisée est passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026. L'assurance-vie, elle, a été dispensée de cette hausse et reste à 17,2 %, écart que nous détaillons dans notre comparaison entre le PEA et l'assurance-vie.
Pas nécessairement, et c'est le détail qui fait l'écart entre le rendement annoncé et le montant réellement versé. La base de calcul retenue pour les intérêts doit être lue dans les conditions du contrat avant la signature : à taux identique, une base de 360 jours et une base de 365 jours ne produisent pas la même somme.