Banque au quotidien

Alis BNP Paribas désigne une application de ressources humaines interne au groupe, destinée aux équipes RH et aux salariés, et non l'espace client de la banque. Un client n'a rien à y faire : ses comptes se consultent sur le site officiel de la banque, mabanque.bnpparibas.
Les opérations qu'elle traite obéissent à des règles légales : l'arrêt maladie doit être transmis à l'employeur dans les 48 heures pour ouvrir droit au complément de salaire, selon service-public.gouv.fr. Chiffrenet n'est lié ni à BNP Paribas ni à cet outil, dont le détail n'est pas public.
Alis est l'application que les équipes RH du groupe BNP Paribas utilisent pour la gestion administrative du personnel. Des annonces de recrutement publiées par le groupe pour des postes RH, retirées depuis, la citent à deux reprises : d'un côté pour les relations avec les « gestionnaires administratifs de RHG GAP », de l'autre pour traiter des dossiers d'arrêts maladie, d'absences sans solde et de sorties, c'est-à-dire de départs.
Rien de plus n'est public : ni les écrans, ni les fonctions exactes, ni le périmètre des salariés couverts, ni la façon de s'y connecter. Aucun écran, aucune adresse de connexion et aucun identifiant ne sont donc décrits ici. Les trois types de dossiers traités reposent en revanche sur des règles de droit commun, que tout salarié du secteur privé peut vérifier.
Les trois sujets cités dans les annonces, arrêt maladie, absence sans solde et départ, sont encadrés par la loi, quel que soit l'outil qui les enregistre. Le tableau ci-dessous les rapproche des règles générales vérifiables.
| Dossier géré | Règle générale | Source |
|---|---|---|
| Arrêt maladie | Certificat transmis à l'employeur dans les 48 heures pour percevoir le complément de salaire | service-public.gouv.fr, vérifiée le 1er juin 2026 |
| Absence sans solde | Accord de l'employeur nécessaire sauf texte conventionnel ; contrat suspendu, non rompu ; pas d'indemnités journalières | service-public.gouv.fr, fiche F10431 |
| Sortie (départ) | Certificat de travail, solde de tout compte et attestation France Travail à tenir à disposition dès la fin du contrat | service-public.gouv.fr, vérifiée le 24 février 2026 |
Les accords collectifs peuvent améliorer ces règles. Ce que prévoit l'accord applicable chez BNP Paribas sur le maintien de salaire ou sur les congés sans solde n'est pas établi ici : n.c. Un salarié du groupe le lit dans l'accord de son entité ou le demande à son gestionnaire RH.
Non : Alis n'est pas un service pour les clients. C'est un outil de travail pour les personnes qui gèrent la paie, les absences et les départs des salariés du groupe. L'espace client « Mes comptes », où l'on consulte ses comptes et ses cartes, relève d'un autre dispositif, accessible depuis le site officiel de la banque, mabanque.bnpparibas.
Un client qui tombe sur une page de connexion portant ce nom doit s'arrêter. Une page qui promet une « connexion Alis » ouverte à tous ne correspond à aucune réalité publique : l'outil étant interne, une telle page n'a aucune raison d'exister et relève de l'hameçonnage jusqu'à preuve du contraire. La confusion entre un sigle interne et un service client existe dans d'autres groupes : la page sur le CNI AXA France montre qu'un sigle d'assureur peut désigner un comité de salariés et non un portail. Pour accéder à un compte bancaire, on tape soi-même l'adresse du site de la banque ou l'on passe par son application, jamais par un lien reçu.
Pendant un arrêt maladie, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières après trois jours de carence, et l'employeur peut compléter le salaire. Selon service-public.gouv.fr (page vérifiée le 1er juin 2026), l'indemnité journalière vaut 50 % du salaire journalier de base, lui-même égal à la moyenne des trois derniers salaires bruts divisée par 91,25. Elle est plafonnée à 42,97 € bruts par jour, le salaire pris en compte ne pouvant dépasser 1,4 Smic, soit 2 613,82 € par mois.
Un exemple : trois salaires bruts de 2 400 € donnent 7 200 € ; 7 200 divisé par 91,25 fait 78,90 € de salaire journalier ; la moitié, 39,45 €, est sous le plafond. Pour un arrêt de dix jours, trois jours de carence ne sont pas indemnisés, les sept autres rapportent environ 276 € bruts.
Le complément de l'employeur obéit à une autre mécanique : il suppose au moins un an d'ancienneté, ne démarre qu'au huitième jour (carence de sept jours, sauf disposition conventionnelle plus favorable) et se calcule à 90 % de la rémunération brute pendant 30 à 90 jours selon l'ancienneté, puis à 66,66 %. Sa durée va de 60 jours pour un à cinq ans d'ancienneté à 180 jours à partir de 31 ans. L'employeur déduit les indemnités versées par la caisse. Un accident du travail ou une maladie professionnelle ouvre le droit dès le premier jour.
Le complément exige que le certificat ait été transmis à l'employeur dans les 48 heures. Un envoi tardif expose aussi à une sanction de la caisse, qui peut réduire les indemnités journalières. La répartition exacte chez BNP Paribas n'est pas publique.
Oui : le code du travail ne prévoit pas le congé sans solde, donc l'employeur décide, sauf si un accord collectif en organise l'octroi. D'après la fiche F10431 de service-public.gouv.fr, il peut refuser sans motiver sa décision ; si un accord de branche ou d'entreprise couvre le sujet, il doit en respecter les conditions.
Aucune durée minimale ni maximale n'est fixée par la loi : elle se convient entre les parties. Aucun formulaire n'est imposé, mais une demande écrite sert de preuve, avec les dates de début et de fin et les conditions de retour. Pendant l'absence, le contrat est suspendu, pas rompu, et le salarié ne perçoit pas d'indemnités journalières de la Sécurité sociale si une maladie survient. Il peut exercer une autre activité, à condition de respecter son devoir de loyauté, donc sans travailler pour un concurrent. À son retour, il retrouve en principe son emploi ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente.
À la fin du contrat, l'employeur tient trois documents à la disposition du salarié : le certificat de travail, le reçu pour solde de tout compte et l'attestation France Travail. Une entreprise dotée d'un dispositif d'épargne salariale y ajoute l'état récapitulatif de cette épargne, un mécanisme que la page consacrée à l'épargne salariale de La Poste illustre chez un autre employeur. Ces règles figurent dans la fiche de service-public.gouv.fr « Fin de contrat : documents à remettre au salarié », vérifiée le 24 février 2026.
Ces documents sont « quérables » : l'employeur n'a pas à les envoyer, c'est au salarié de les réclamer. Ils sont disponibles dès la fin du contrat, c'est-à-dire à la fin du préavis, même si celui-ci n'a pas été effectué ; en l'absence de préavis, dès le départ effectif. Le solde de tout compte dresse la liste des sommes versées à la rupture ; le salarié peut le signer pour en donner reçu. L'attestation France Travail sert à demander l'allocation chômage : l'organisme a remplacé Pôle emploi le 1er janvier 2024, selon le ministère du Travail.
Les délais de contestation d'un solde de tout compte ne sont pas détaillés dans les fiches de service-public.gouv.fr citées ici : n.c. Avant de signer, relisez chaque ligne et conservez un exemplaire.
Un salarié du groupe qui ne parvient pas à utiliser l'outil s'adresse d'abord à sa hiérarchie ou à son gestionnaire RH, puis au support informatique interne. Ces interlocuteurs savent quel accès a été ouvert à quel profil, ce qu'aucune page publique ne peut établir. Les identifiants professionnels ne se saisissent que sur l'intranet de l'entreprise, ouvert depuis un poste ou un accès fournis par elle.
L'hameçonnage consiste à usurper l'identité d'un organisme de confiance pour récupérer des données personnelles ou bancaires. Cybermalveillance.gouv.fr recommande de ne rien livrer de sensible par e-mail ou au téléphone, de lire l'adresse d'un site avec attention, car un caractère changé suffit à signaler un faux, et d'ouvrir les sites depuis ses propres favoris. Pour un identifiant professionnel saisi sur une page douteuse, la démarche suit celle d'un mot de passe compromis : le modifier tout de suite, prévenir son employeur et garder le message. Si un message se réclamant du groupe propose un placement, on peut vérifier l'émetteur du message dans la liste noire de l'AMF, qui recense les entités non autorisées.
Les délais, taux et plafonds de l'arrêt maladie viennent de la fiche de service-public.gouv.fr sur les indemnités journalières, vérifiée le 1er juin 2026. Les règles du congé sans solde proviennent de la fiche F10431 du même site, et celles de fin de contrat de la fiche vérifiée le 24 février 2026, complétée par la page du ministère du Travail sur les documents de rupture, mise à jour le 3 septembre 2025. L'exemple à 39,45 € est un calcul fait avec la formule de la fiche, pas un montant publié.
Le rôle d'Alis ressort de deux annonces de recrutement du groupe BNP Paribas, retirées depuis. Ce sont les seuls éléments publics sur l'outil, d'où la brièveté de sa description. Le conseil sur l'hameçonnage vient de Cybermalveillance.gouv.fr.
Cette page établit la nature interne d'Alis, la distinction avec l'espace client, les règles légales des trois opérations citées pour l'outil et les réflexes face aux fausses pages de connexion. Elle ne décrit aucun écran, aucune procédure d'accès, aucun identifiant ni aucun numéro de support, et elle ne tranche pas ce que l'accord d'entreprise de BNP Paribas ajoute au droit commun. Les salariés d'autres employeurs, les fonctionnaires et les agents sous statut particulier relèvent de règles différentes.
Non. Alis est un outil de gestion du personnel, sans lien avec les comptes des clients. Un client se connecte depuis le site officiel de la banque, mabanque.bnpparibas, en saisissant lui-même l'adresse.
Aucune procédure publique ne permet à un particulier d'obtenir un accès : l'outil sert aux équipes RH et aux salariés du groupe. Toute page qui propose de créer un compte Alis à un public extérieur doit être considérée comme frauduleuse.
À sa hiérarchie ou à son gestionnaire RH, qui orientent vers le support informatique interne. Les coordonnées du support interne ne sont pas publiques : n.c.
Le certificat doit parvenir à l'employeur dans les 48 heures pour que le complément de salaire soit versé, selon service-public.gouv.fr. Ce délai ne dépend pas de l'outil utilisé en interne.
Non, sauf accident du travail ou maladie professionnelle. Pour une maladie ordinaire, trois jours de carence précèdent les indemnités de la Sécurité sociale, et l'employeur ne complète qu'à partir du huitième jour, sauf accord plus favorable.
Non : pendant un congé sans solde, le salarié ne peut pas percevoir d'indemnités journalières de la Sécurité sociale, d'après la fiche F10431 de service-public.gouv.fr. Le contrat reste suspendu jusqu'à la date de fin convenue.
Pas obligatoirement. Les documents de fin de contrat sont quérables : l'employeur les tient à disposition, et le salarié vient les chercher ou les réclame.
Modifier sans attendre le mot de passe concerné, et celui de tout service où il était réutilisé, puis prévenir son employeur et conserver le message reçu. Si des coordonnées bancaires ont aussi été saisies, la banque doit être contactée aussitôt pour faire opposition.